Japon

Par Niko06
Samedi 21 novembre 2009 6 21 11 2009 19:00

Un film de Yûdai Yamaguchi



Attention OFNI! (Objet Filmique Non Identifié pour le 2 du fond qui ne suivent pas) Battlefield Baseball est typiquement le genre de film qu'on ne verra jamais produit chez nous, heureusement ou malheureusement c'est selon les affinités de chacun. Adaptation fidèle du manga éponyme de Gatarô Man, irrévérencieux et déjanté, le film ne laisse finalement que peu de place au baseball, LE sport national japonais (oui je sais, ça surprend) pour se concentrer sur une accumulation souvent bancale de comédie à tendance Z et d'action, dans le plus pur esprit manga, à savoir du grand n'importe quoi qu'il vaut mieux éviter si on n'accroche pas. Car l'humour est très bête, parfois inaccessible dans ses clins d'oeil (il parait qu'il y a un caméo d'un mangaka...), mais que voulez-vous... voir un bad boy super looké faire son lancer spécial en hurlant "Super Tornado" dans ce qui ressemble parfois à un mélange d'Olive et Tom et Saint Seya, ça me fera toujours rire...
En gros le pitch est des plus simple, le lycée Seido compte bien remporter le tournoi de baseball et aller au légendaire stade Koshien sauf que face à eux se dresse le terrible lycée Gedo, avec son équipe de zombies cannibales, la solution c'est Jubei et son super tornado... Ne surtout pas essayer toute comparaison avec Shaolin Soccer, on se situe à mille lieux de la bombe de Stephen Chow. Là on est dans du pur délire, un manga-live très con et très cheap, mais qui transcende ses limites de budget par une profusion d'idées carrément dingues, au risque de laisser sur le carreau le spectateur lambda psychologiquement non préparé à ce joyeux bordel qui part souvent dans tous les sens, pas toujours maîtrisé mais tellement généreux.
Du coup les promesses d'action ne sont pas vraiment tenues, on n'a droit qu'au résultat des affrontements qu'on imagine dantesques... on voit donc des jeunes transpercés de battes de baseball, la tête sur un piquet, scotchés au tableau d'affichage des scores... mais on ne voit pas comment ça leur arrive, c'est dommage. Reste quand même quelques fights dont un duel final plutôt sympathique entre Jubei et l'entraîneur zombie. L'intérêt se situe ailleurs, clairement, et c'est du côté de l'humour. Car Battlefield Baseball est une accumulation de gags! Bien sur tous ne sont pas drôles mais quand même, c'est souvent tordant. Le running gag de Bancho qui change d'apparence à chaque résurrection, le mécha-Gorilla, l'entraîneur qui commente les bastons comme des matchs, les pom-pom girls et la mère du bigleux qui sort son marteau immense digne de City Hunter... c'est très "manga" dans l'esprit donc absurde et assez sélectif comme humour. On peut trouver ça très très nul.
Dans le rôle titre de Jubei on retrouve sans surprise Tak Sakaguchi, révélé à l'époque par Versus de Ryuhei Kitamura qui officie d'ailleurs ici en tant que producteur. Si l'acteur ne montre pas vraiment ici ses (grandes) qualités martiales il fait preuve d'une belle auto-dérision. Mais il est clair que ce film ne vaut pas non plus pour son jeu d'acteurs, qui en font tous des tonnes dans le cabotinage et passent leur temps à hurler! Le summum se situant du côtés des étudiants zombies du lycée Gedo, qui nous rappellent par leurs maquillages verts la bonne époque de tonton Romero sans parler de cette marionnette qu'ils agitent en permanence (dans le genre WTF on atteint des sommets là).
Ultra cheap c'est bien l'adjectif qui convient le mieux pour ce film, le premier de Yûdai Yamaguchi qui avait jusque là bossé comme scénariste chez Kitamura. Il a ensuite confirmé cet esprit complètement bis en adaptant avec brio le Bahut des Tordus, autre délire manga... Pour sa mise en scène il fait ce qu'il peut avec son budget, trouve des artifices pour cacher la misère et s'en sort vraiment bien en imprimant un ton résolument décalé, référentiel (l'inévitable clin d'oeil à Evil Dead), n'hésite pas à transformer les flashbacks de l'enfance du héros en morceaux de comédie musicale, vient poser des twists de narration d'un autre monde, et use d'un humour souvent absurde mais parfois carrément noir (pourquoi Jubei a arrêté le baseball? La réponse est assez glauque quand même).
Le résultat n'est pas un grand film bien entendu, et il faut faire preuve d'une certaine ouverture d'esprit pour l'apprécier (une constante avec les délires nippons) mais c'est fun, divertissant, barge, carrément bis, où ça se bastonne à la batte (Mr Castle appréciera) et très prometteur comme premier film.



Communauté : Cinéma et culture alternative - Publié dans : Japon
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Par Niko06
Dimanche 8 novembre 2009 7 08 11 2009 14:25

Un film de Takashi Miike



Les corbeaux sont de retour! Et on ne les aura pas attendu longtemps, les évènements prennent place 6 mois après la grosse bataille pour le contrôle du lycée Suzuran avec un Genji qui se la joue bien trop solo pour espérer vraiment unifier les deux gangs GPS et Serizawa... Plus qu'une simple opportunité commerciale de surfer sur le succès du premier volet, Crows Zero II est bel et bien l'épisode 2 nécessaire et qui s'inscrit dans la logique de la saga lancée par ce grand malade qu'est Takashi Miike. Pourtant il nous met un peu le doute dans les premières minutes en reprenant exactement le canevas narratif du premier (scène d'intro + concert live des Street Beats sauf que les inserts ne sont plus des flash forwards) mais tout se dissipe rapidement car les deux films ne suivent absolument pas le même schéma et le seul véritable point commun, ce sont les personnages qui reviennent en quasi-totalité (manque le gang des bikers) car pour le reste... autant Crows Zero était fun et décomplexé, autant Crows Zero II est beaucoup plus sérieux, ce qui fait sa force mais aussi sa plus grande faiblesse.
En effet, ce qui faisait vraiment le charme du premier volet était cette approche très premier degré et sans aucune morale d'un lycée transformé en zone de guerre permanente. L'autre point était l'humour absurde typé manga omniprésent... Ici on sent bien que Miike, d'habitude réticent à donner des sites à ses films, cherche à s'en démarquer tout en prolongeant l'expérience. Il prend donc le parti de se restreindre sur l'humour (bon, il y en a toujours avec une scène de drague et un lancer de fléchette hilarants mais dans l'ensemble le film est beaucoup moins drôle) et de se pencher beaucoup plus sérieusement sur le développement psychologique de ses personnages. Là où on pouvait trouver une certaine réflexion bien emmenée par l'humour sur le choix de vie d'un homme par le biais du personnage de Ken, elle se fait de façon bien plus frontale (plus lourde aussi) avec l'histoire parallèle de Kawanishi...
Autre gros point de changement, le rythme. Et là Miike va redonner un peu de grain à moudre à ses détracteurs car en lieu et place d'une première heure tonitruante dans le premier épisode, les premières 30 minutes de celui-ci ne sont pas vraiment les plus énergiques qu'on ait vu... ça se traîne quand même un peu même si on en profite pour se délecter d'un production design toujours aussi réussi avec ces décors détaillés à l'extrême et les costumes toujours aussi stylés des personnages. Puis il va nous dévoiler l'intérêt principal de sa séquelle, Crows Zero II s'apparente plus à un film de guerre qu'à un film de gangs! Mais mis bout-à-bout avec le premier on sent bien qu'il s'agit également d'une métaphore sur le passage à l'âge adulte, ou comment se préparer à une vie qui ne sera pas de tout repos, qu'on choisisse une vie de criminel ou plus rangée.
Mais outre ces considérations psychologico-sociales présentes surtout dans la première partie, même si plusieurs scènes y feront écho tout au long du film, Crows Zero II reste avant tout un film d'action, de baston, avec des lycéens tous plus lookés les uns que les autres et qui se foutent sur la gueule de façon bien barbare. Ainsi toute la (trop) longue exposition n'a finalement qu'un seul but, créer l'unité au sein du lycée Suzuran afin d'affronter le lycée ennemi Hosen dans une bataille finale qu'on attend dantesque. Et en effet on fait bien d'attendre car si tout le film est ponctué de fights bien violents et secs, quand résonne enfin le terrible morceau "Into the Battlefield", c'est là que les choses vraiment sérieuses commencent et on part pour LA grosse scène du film, une énorme bataille entre lycéens en colère d'à peu près 45 minutes!!
Alors ça se bastonne à peu près dans tous les coins et recoins de l'écran en se focalisant sur les lieutenants, tous charismatiques à souhait et avec un look bien défini. Si on retrouve encore des coups un peu abusé façon manga, ça reste du bon gros fight de rue mis en scène de façon bien moins stylisé que dans le premier volet, plus réaliste donc encore plus douloureux.
Encore une fois les acteurs sont magnifiques par leur présence et leur énergie, que ce soient les anciens ou les nouveaux venus (les boss du lycée Hosen, avec en tête Narumi et ses propos ambigus... La déception vient de Miura Haruma, annoncé comme une des grosses stars du casting et qui n'apparaît que quelques minutes, tout en ouvrant la porte à un éventuel troisième épisode. Entre les personnages d'une classe folle et ceux super bizarres, on a encore droit à une belle galerie qui met en avant toute une génération d'acteurs.
Mais c'est un détail... le seul élément qui chagrine un peu, en même temps qu'il passionne, c'est cette volonté de faire un film d'action très sérieux avec quelques éléments fantasques... ça a de quoi déstabiliser les amateurs comme les détracteurs du premier. Mais même si on est encore loin d'un film parfait, il faut avouer que si on accroche au style, quand même moins tape-à-l'oeil que le premier, et très vidéoludique dans sa dernière partie, on prend encore une fois un pied monstrueux devant ce film!
La mise en scène de Miike et la photo plus réalistes, des mouvements de foule gigantesque, de l'action bien généreuse et une BO encore au poil... Crows Zero II s'impose parmi ce qui se fait de mieux aujourd'hui en terme de divertissement d'action, et c'est seulement à ça qu'il prétend. Un peu long à démarrer mais ensuite très efficace, c'est bien le digne successeur du premier Crows Zero, la grande classe!




Communauté : Ciné DVD - Publié dans : Japon
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Par Niko06
Samedi 7 novembre 2009 6 07 11 2009 22:02

Un film de Takashi Miike



Longs métrages et mini-séries TV confondus, Crows Zero est la 75ème réalisation de Miike, en 18 ans de carrière, en moyenne autour de 4 par an... si dans tout ça il y a à boire et à manger ça force tout de même l'admiration!! On ajoute à ça des apparitions en tant qu'acteur chez les autres et je crois qu'on tient le seul vrai stakhanoviste du cinéma mondial. Pour autant durer, sa recette est simple, alterner gros films commerciaux et films d'auteur, le succès des premiers permettant de financer les seconds. Donc quand on résume le cinéma de Miike à du cinoche trash et barré car on a vu Audition, Visitor Q et Dead or Alive, on est très très loin du compte!! Il a couvert à peu près tous les genres, sans jamais trop tomber dans la redite (pendant que certains tournent déjà en rond au bout de 3-4 films), possède un univers et des obsessions bien particuliers, tout comme sa mise en scène et son mode de narration, sauf que quand il fait du mainstream il est capable d'oublier tout ça et de livrer simplement ce que le public veut voir.
Crows Zero s'inscrit dans cette veine très commerciale de son cinéma, en visant avant tout le public adolescent. Car il s'agit de l'adaptation d'un manga culte inédit chez nous du nom de Crows, d'Hiroshi Takahashi, un shônen auquel le film vient servir de prequel (d'où le "zero" du titre). Le principe est on ne peut plus simple, il s'agit d'un film de guerre de gangs dans la veine des Guerriers le la Nuit ou Gangs of New York, sauf qu'ici chaque classe du lycée Suzuran est un gang, et que le lycée est leur champ de bataille... Au final, quand on voit l'énergie qui se dégage du film, malgré quelques défauts évidents, on se dit que personne d'autre au monde ne pouvait mieux filmer la folie d'un manga que Takashi Miike, qui signe là le manga-live ultime, et accessoirement un de ses films les plus réussis!
Poseur, violent, déjanté, absurde... Crows Zero c'est vraiment l'esprit manga transposé au cinéma avec style. Et ça fait plaisir de retrouver Miike en si grande forme après son western Sukiyaki Western Django légèrement bancal, car ici il renonce à son style narratif habituel, à savoir une intro et une fin choc et entre les deux de longues scènes qui s'étirent à l'infini. Là on entre rapidement dans le vif du sujet, et c'est toute la première heure qui flirte avec le très haut niveau. C'est souvent surréaliste quand ça se bastonne, c'est de l'humour complètement débile mais qu fait mouche, c'est des scènes fantaisistes à gogo... En fait si on aime les shônen, on ne peut qu'aimer le film, par contre si on n'est pas vraiment adepte de mangas ou si on y est réfractaire il y a un gros risque de ne pas adhérer. Mais franchement quel bonheur de voir enfin une réussite de ce type!!!
Au lycée Suzuran, c'est un peu l'école des futurs yakuzas... les professeurs sont étrangement (ou pas) absents du film, les jeunes lycéens sont tous hyper lookés, les deux gros bad boys Genji et Serizawa font preuve d'une classe et d'un charisme fou, et autour d'eux gravitent leurs lieutenants plus une galerie de personnages comme on n'en voit jamais. Franchement c'est le dépaysement total et tous ces acteurs de la nouvelle génération japonaise sont impressionnants! Et en particulier Shun Oguri qui dégage une présence monumentale! Des morceaux de bravoure dans le film il y en a à la pelle... en cela formellement c'est le film le plus maîtrisé de Miike. Entre les points de vue du corbeau, les scènes complètement folles, les bastons omniprésentes et super violentes... il se fait plaisir pendant deux heures et ne faiblit que rarement, c'est une première!
Pour une fois on est heureux de voir tout plein d'artifices de mise en scène, des mouvements de dingues, des filtres, du montage cut... tout ça est absolument nécessaire pour retranscrire l'énergie d'un manga. Mais bien sur, à faire cela il risque de perdre une partie de son public... il faut accepter également l'humour absurde mais franchement voir un big boss jouait au bowling avec des quilles humaines ou ce même bad boy se planter la tête dans un fourgon car il ne sait pas conduire une moto... moi ça me fait mourir de rire. Donc pendant une heure ça alterne entre bons gros fights et blagues très cons, avec un rythme de malade et un pur style dans la mise en scène. Pas d'histoire d'amour bidon comme dans un drama, le seul personnage féminin important ici sert à chanter et à se faire remballer, les autres ne sont que des ressorts comiques.
Par contre passé la première heure le film souffre d'un gros coup de mou pendant lequel il ne se passe pas grand chose... dommage mais ça annonce la grosse baston finale qu'on attend depuis le début en fait. Et là c'est juste la grosse jouissance du fan de film de baston! L'arrivée des deux gangs les icônise à mort, on sent que ça va être sauvage et en effet ça frappe fort. Miike surdécoupe ses combats pour masquer les capacités martiales niveau 0 des acteurs et ça reste pourtant super lisible. Jamais crédible, avec des coups suramplifiés, mais c'est exactement ce qu'il fallait faire. Du coup on se retrouve avec une grosse bataille de masse sous la pluie (korean-style) qui fait passer les bastons de 300 pour des petites bagarres entre nourrissons... c'est ultra efficace, super beau visuellement, ça frappe dans tous les sens... bref ça serait presque parfait s'il n'y avait pas juste à ce moment une musique pourrave et le montage en parallèle d'un des personnages en salle d'opération pour ajouter un peu de drame. Ça casse un peu la scène mais on l'oublie vite quand arrive ce plan final absolument jouissif!!
En gros Crows Zero c'est la rolls du manga-live, un film fun, assez barré, très drôle, avec une BO rock tout simplement géniale. C'est un film hyper stylisé, dans les looks des personnages, dans les décors, dans les cadres surchargés à mort et dans la mise en scène juste parfaite de Miike. Mais c'est aussi une histoire d'amitié et un récit initiatique. Une bombe!!!



Communauté : Ciné DVD - Publié dans : Japon
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Par Niko06
Mardi 27 octobre 2009 2 27 10 2009 22:20

Un film de Yoshihiro Nishimura et Naoyuki Tomomatsu



Vu dans le cadre du SMIHFF 2009.
Au royaume du grand n'importe quoi les japonais sont rois! Ce genre de déclaration qui peut paraître un peu gratuite comme ça prend tout son sens quand on se penche sur cette "nouvelle vague" de cinéma de genre japonais apparue il y a quelques années et qui érige le mauvais goût, le fun et le gore à outrance en principe fondamental. Et ce nouveau film au titre à rallonge ne déroge pas à la règle qu'ont instauré film après film des pépites comme Meatball Machine, The machine Girl ou Tokyo Gore Police... Pas étonnant de voir que le réalisateur de ce dernier partage la barre de ce Vampire Girl vs. Frankenstein Girl! Voir ce film sur grand écran se révèle être une expérience à part entière, on en ressort les abdos tétanisés, le regard vide, le sourire jusqu'aux oreilles et le cerveau brûlé au cinquième degré. C'est un truc complètement barré, bis à l'extrême et inestimable!
Au départ il y a un manga au titre éponyme de Shungiku Uchida, une artiste un poil barrée qu'on avait pu croiser dans le rôle trash de la mère dans Visitor Q de Takashi Miike. Le nom de Yoshihiro Nishimura est indissociable de cette nouvelle vague, il est à l'origine de tous les maquillages et SFX ultra gores (et officiait sur les films de Sono Sion) et réalisateur à ses heures perdues, il partage ici la casquette de metteur en scène avec Naoyuki Tomomatsu à qui on doit le génial Stacy. Et s'il baisse un peu le ton par rapport à l'extrême Tokyo Gore Police, il livre ici un film aussi décomplexé dans les débordements sanguinolents que très versé sur l'humour. Une comédie gore qui sur bien des points rappelle la belle époque des débuts d'un certain Peter Jackson, et en particulier Braindead!
Et pour bien mettre les choses au point à propos de ce qui suivra, ils ouvrent leur film sur une séquence juste hallucinante. Un paysage de western, 3 écolières zombies, un couple vampire, et ça gicle déjà par hectolitres! Monami épluche le visage de la première comme une orange, le crâne de celle-ci s'envole et va mordre la seconde, lui aspirant le visage, la troisième se voit dépecée en quelques secondes et les 3 crânes viennent s'empiler... Et là on a vraiment le sentiment qu'il s'est passé un truc inédit, le genre de moment rare au cinéma où on se dit "mince, ils ont osé! J'ai jamais vu ça!!", et ce n'est que l'intro!!! Autant dire que la suite tient les promesses du prologue et ne faiblit jamais, au contraire on assiste à une véritable surenchère qui n'a que faire des frontières de la morale ou d'un pseudo bon goût, on nage en plein délire complètement assumé. Libre au spectateur d'accrocher ou de dégager.
Alors en vrac on croise la gentille vampire qui offre des chocolats fourrés au sang et qui aime danser longtemps sous une pluie épaisse d'hémoglobine, un prof de bio/chimie qui se prend pour le docteur Frankenstein et qui crée des abominations, une infirmière chaudasse qui tue des élèves, une bande d'étudiantes qui se prennent pour des blacks et qui crachent sur Michael Jackson, un groupe qui s'entraîne pour le concours du taillage de veines, un sumo de l'enfer, un saint François Xavier qui chasse les vampires, Takashi Shimizu (le réalisateur de Ju-On et the Grudge) qui joue un prof de chinois, et une étudiante ramenée à la vie par des vis vivantes... c'est un joyeux bordel dont il est impossible de se souvenir en totalité tellement il y a de scènes cultes en puissance! En ne se posant aucune limite, on assiste à des scènes qui sont carrément too much pour un cerveau normalement constitué, comme quand la Frankenstein Girl Keiko s'arrache un bras, se le visse sur la tête et s'envole en l'utilisant comme une hélice...
C'est comme ça du début à la fin, une surenchère perpétuelle sans aucune limite, c'est du manga live version ultra gore mais qui n'oublie pas son scénario qui se veut une parodie de tous ces dramas japonais mettant en scène des étudiants. C'est tellement extrême qu'on en pleure de rire tout en restant ébahi devant les idées qu'on voit à l'écran tellement c'est surréaliste! C'est plutôt bien mis en scène mais l'aspect est plus cheap que Tokyo Gore Police, la narration change assez souvent de rythme pour ne pas assommer le spectateur et sans l'ennuyer non plus. Ça joue en permanence sur un second degré incroyable et un décalage total (la BO est énorme), c'est carrément décomplexé, dépaysant, hyper jouissif. Un film incroyablement gore et fun, du cinéma qui jouit d'une liberté totale et ne s'impose pas la moindre limite...
En gros c'est une expérience extraordinaire, les nombreux défauts évidents sont effacés par le pur plaisir de bisseux qu'on prend devant autant de délire, c'est fou, c'est japonais, j'en re-veux!!!



Communauté : Cinéma - Publié dans : Japon
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander




10 Dernières Critiques

http://img693.imageshack.us/img693/7070/cityisland.pnghttp://img138.imageshack.us/img138/6273/princessegrenouille.png





En direct de Twitter
4.5.2 Cesars 300-250


Navigation par Pays





A lire ailleurs sur la blogosphère






























Sites indispensables







Add to netvibes http://www.wikio.fr

Add to Technorati Favorites

Wikio - Top des blogs - Cinema



Rechercher

Partenaire

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés